Commencez par vous endormir tout habillé sur votre canapé sans avoir dîné, ni, évidemment, mis votre réveil.
Ensuite, réveillez – vous très en retard telle une fleur froissée sur votre petit canapé, le dos en triangle isocèle, avec une faim à bouffer son mac do avec le papier.
Puis, allez acheter une chocolatine dans la plus chouette boulangerie de votre quartier. Passez de préférence après une touriste qui dévalisera la boutique à coup d’hésitations et d’accent anglais, retardant les 5 personnes avant vous d’un quart d’heure. Bien sûr, il est plus malin de toujours vérifier que la boutique est pleine à craquer avant d’y entrer. En dessous de 5 personnes, fuyez, vous ne serez pas assez en retard sinon.
En sortant, ne vous empêchez en aucun cas d’admirer votre vivacité d’esprit de ne pas vous êtes assez couverte et surtout d’avoir soigneusement oublié votre parapluie. Puis savourez comme il se doit votre marche sous un crachin froid et irascible qui se fait un plaisir de vous démaquiller.
Continuez à avancer d’un pas tranquille, les pieds cambrés dans vos beaucoup trop hautes chaussures sur des pavés légèrement humectés de pluie. Et tordez vous la cheville. Pas assez pour qu’elle soit cassée, mais juste assez pour que cela impressionne les passants qui … ben qui passent. Et conservez votre boitillement et la douleur toute la matinée.
Oubliez votre passe du travail et ne le réalisez que devant la porte de l’open space.
Sonnez, comme vous n’avez pas votre passe.
Et attendez que quelqu’un vienne vous ouvrir en râlent et en faisant remarquer à vos honorables collègues que vous arrivez tard et que vous avez l’air fatiguée.
Voilà, la journée peut commencer !
jeudi 5 mars 2009
mercredi 11 février 2009
Faut que j'arrête
Faut que j’arrète de fumer
Faut que je me remette à méditer
Faut que je reprenne le sport
Faut que j’arrète de sortir
Faut que j’arrrive à me coucher tôt
Faut que je mange cinq fruits et légumes
par jour
Faut que j’arrète de fumer
Faut que je me remette à méditer
Faut que je reprenne le sport
Faut que j’arrète de sortir
Faut que j’arrive à me coucher tôt
Faut que je mange cinq fruits et légumes
par jour
Faut que j’arrète de fumer
Faut que je me remette à méditer
Faut que je reprenne le sport
Faut que j’arrète de sortir
Faut que j’arrive à me coucher tôt
Faut que je mange cinq fruits et légumes
par jour
Faut que j’arrète d’être obsessionelle.
Faut que je me remette à méditer
Faut que je reprenne le sport
Faut que j’arrète de sortir
Faut que j’arrrive à me coucher tôt
Faut que je mange cinq fruits et légumes
par jour
Faut que j’arrète de fumer
Faut que je me remette à méditer
Faut que je reprenne le sport
Faut que j’arrète de sortir
Faut que j’arrive à me coucher tôt
Faut que je mange cinq fruits et légumes
par jour
Faut que j’arrète de fumer
Faut que je me remette à méditer
Faut que je reprenne le sport
Faut que j’arrète de sortir
Faut que j’arrive à me coucher tôt
Faut que je mange cinq fruits et légumes
par jour
Faut que j’arrète d’être obsessionelle.
Un texte très con
Ridicule je suis derrière mon combiné
Ma conscience me laisse contrite
Et combiner
Ma chute
Chut
Je n’aurais jamais du constater
Dans ton oreille consternée
Que tu me manques contre vents et marées
Je prêche un converti
A une autre femme
Considérablement inconsolable
Je suis
C’est tout dit c’est interdit et jamais
Je ne t’aurais tout dit
Si j’avais été moins c…
Ma conscience me laisse contrite
Et combiner
Ma chute
Chut
Je n’aurais jamais du constater
Dans ton oreille consternée
Que tu me manques contre vents et marées
Je prêche un converti
A une autre femme
Considérablement inconsolable
Je suis
C’est tout dit c’est interdit et jamais
Je ne t’aurais tout dit
Si j’avais été moins c…
lundi 2 février 2009
Pièce montée et autres crustacés
Le mariage est une chose éminemment mystérieuse pour moi.
Quand j’apprends que deux amis signent pour une pièce montée deux personnes, me reste toujours une part d’incompréhension.
Je me rappelle de mes cours de physique chimie, durant lesquels aussi mal assurée que déconcentrée, je mélangeais des substances aux noms étranges, en attendant vaguement une réaction conforme à ce que mon professeur strict et au sens des l’humour aussi développé que la finesse chez Jean Marie Bigard attendait.
Et parfois, miracle, après mille dosages savants, mille petits ajustements, et mille prières au dieu des cancres, une digne divinité athée et alcoolique qui m’aimait bien à l’époque, la réaction dangereuse tant attendue faisait son apparition.
Et hop, j’apprenais que je venais de fabriquer de la soude, comme ça, avec une pincée de chance, comme le gai terroriste tente des mélange en espérant ne pas sauter dans les deux secondes de la fin de la fabrication de sa recette artisanale, je m’en tirais vaille que vaille. Et j’obtenais le même résultat que les sérieux, les doués, les instinctifs de la science, ceux qui avaient étudié scrupuleusement formules et halogènes, CO2 et hypoténuses. Le même résultat !
Mais en ayant pas cru une seconde à la réussite de mon entreprise.
Et bien, quand deux amis m’annoncent qu’ils s’aiment tellement qu’ils décident d’y aller, d’affronter prêtre, rabbin, imam, tantes qui piquent et vieux cousins polytechniciens, j’ai ce même sentiment. J’adore, je jubile, je pleurniche, j’admire. Mais je n’y comprends rien.
Je me dis que la formule du mariage est bien trop compliquée et hasardeuse pour moi. Que rien que les préparatifs, les décisions et les choix dépassent mon pauvre cerveau adulescent.
Et je me dis que pourtant ça va bien m’arriver un jour. Je pense qu’à ce moment là, à force de me concentrer sur les dosages et surdosages, la couleur du mélange, et comment s’y prennent les autres bien meilleurs élèves que moi, la dernière étape arrivera comme une surprise. Tiens, j’ai réussi, cool !
Et un jour, un homme en blouse blanche me dira : et hop, voilà un petit galopin. T’as pas fait exprès, t’étais dispersée, mais tu nous l’as bien fabriqué, on ne sait pas comment, mais il est parfait !
Quand j’apprends que deux amis signent pour une pièce montée deux personnes, me reste toujours une part d’incompréhension.
Je me rappelle de mes cours de physique chimie, durant lesquels aussi mal assurée que déconcentrée, je mélangeais des substances aux noms étranges, en attendant vaguement une réaction conforme à ce que mon professeur strict et au sens des l’humour aussi développé que la finesse chez Jean Marie Bigard attendait.
Et parfois, miracle, après mille dosages savants, mille petits ajustements, et mille prières au dieu des cancres, une digne divinité athée et alcoolique qui m’aimait bien à l’époque, la réaction dangereuse tant attendue faisait son apparition.
Et hop, j’apprenais que je venais de fabriquer de la soude, comme ça, avec une pincée de chance, comme le gai terroriste tente des mélange en espérant ne pas sauter dans les deux secondes de la fin de la fabrication de sa recette artisanale, je m’en tirais vaille que vaille. Et j’obtenais le même résultat que les sérieux, les doués, les instinctifs de la science, ceux qui avaient étudié scrupuleusement formules et halogènes, CO2 et hypoténuses. Le même résultat !
Mais en ayant pas cru une seconde à la réussite de mon entreprise.
Et bien, quand deux amis m’annoncent qu’ils s’aiment tellement qu’ils décident d’y aller, d’affronter prêtre, rabbin, imam, tantes qui piquent et vieux cousins polytechniciens, j’ai ce même sentiment. J’adore, je jubile, je pleurniche, j’admire. Mais je n’y comprends rien.
Je me dis que la formule du mariage est bien trop compliquée et hasardeuse pour moi. Que rien que les préparatifs, les décisions et les choix dépassent mon pauvre cerveau adulescent.
Et je me dis que pourtant ça va bien m’arriver un jour. Je pense qu’à ce moment là, à force de me concentrer sur les dosages et surdosages, la couleur du mélange, et comment s’y prennent les autres bien meilleurs élèves que moi, la dernière étape arrivera comme une surprise. Tiens, j’ai réussi, cool !
Et un jour, un homme en blouse blanche me dira : et hop, voilà un petit galopin. T’as pas fait exprès, t’étais dispersée, mais tu nous l’as bien fabriqué, on ne sait pas comment, mais il est parfait !
Une semaine, 7 jours, un lundi, un dimanche et les autres
Lundi
L’indifférence
Lundi féroce
Lundi je mords
Je mords la poussière
Lundi je vis presque morte
Lundi je marche
Lundi je dors
Lundi dehors
Mardi
La suite et ce n’est jamais fini
Valse des jours et de l’ennui
Peut-être
Je fuis
L’amour
N’est fait que pour durer
Jusqu’à la tombée
De toujours
Une trêve mercredi
Je rêve
Et j’oublie
Mais l’angoisse et la lourdeur
Ecrasent le cœur
Et poussent leur cri
Jeudi
Je ne dis
Mot
Ni ne ressens
Plus rien
Ni ne mens
Le firmament
Me dit
Que les amants font la pluie
Et volent le temps
Vendredi
M’ennuie
Passablement
Samedi
Oncle Sam m’appelle
Il me dit
Vas cours vole et vois du pays
Dimanche
S’amène
Et je reste
Dans mon lit.
L’indifférence
Lundi féroce
Lundi je mords
Je mords la poussière
Lundi je vis presque morte
Lundi je marche
Lundi je dors
Lundi dehors
Mardi
La suite et ce n’est jamais fini
Valse des jours et de l’ennui
Peut-être
Je fuis
L’amour
N’est fait que pour durer
Jusqu’à la tombée
De toujours
Une trêve mercredi
Je rêve
Et j’oublie
Mais l’angoisse et la lourdeur
Ecrasent le cœur
Et poussent leur cri
Jeudi
Je ne dis
Mot
Ni ne ressens
Plus rien
Ni ne mens
Le firmament
Me dit
Que les amants font la pluie
Et volent le temps
Vendredi
M’ennuie
Passablement
Samedi
Oncle Sam m’appelle
Il me dit
Vas cours vole et vois du pays
Dimanche
S’amène
Et je reste
Dans mon lit.
Notre rendez-vous
Un homme. Joli. Tendre. Qui a la voix qui brille. Les yeux qui chantent. Qui me donne rendez-vous un jour de pluie.
Qui me donne un rendez-vous. Le rendez-vous. Le rendez-vous important. Peut-être le rendez-vous le plus important. Depuis longtemps. Depuis toujours. Peut-être.
Rendez-vous dans 8 jours il me dit.
8 jours.
8.
Un 8 rond comme des fesses. Deux zéros potelés posées l’un au dessus de l’autre. Deux zéros qui s’en foutent de fondre lentement. Le régime connaissent pas ces cons de chiffres résistants.
8 jours. Quand pour moi se prendre à l’avance est impossible, refusé d’avance.
8 jours quand on parle d’un tête à tête égaré il y a 2 ans.
8 jours quand durant des mois mes pieds ont errés sous le soleil, sur les pavés, le nez au sol, à humer la tristesse.
8 jours plus longs que le Marathon de New York.
Mais le temps est clément comme les regrets. Et les calendriers meurent, et déjà les jours sont passés.
Alors le rendez-vous grand bonheur arrive avec ses rafales de questions, de frayeurs, ses déflagrations.
Alors le french cancan joue dans ma tête, exactement.
8 jours. Pour un soir.
Un soir où tout commence, où tous les silences se taisent.
Un soir pour voir si ce rendez-vous sera le plus important de tous.
Peut-être.
Qui me donne un rendez-vous. Le rendez-vous. Le rendez-vous important. Peut-être le rendez-vous le plus important. Depuis longtemps. Depuis toujours. Peut-être.
Rendez-vous dans 8 jours il me dit.
8 jours.
8.
Un 8 rond comme des fesses. Deux zéros potelés posées l’un au dessus de l’autre. Deux zéros qui s’en foutent de fondre lentement. Le régime connaissent pas ces cons de chiffres résistants.
8 jours. Quand pour moi se prendre à l’avance est impossible, refusé d’avance.
8 jours quand on parle d’un tête à tête égaré il y a 2 ans.
8 jours quand durant des mois mes pieds ont errés sous le soleil, sur les pavés, le nez au sol, à humer la tristesse.
8 jours plus longs que le Marathon de New York.
Mais le temps est clément comme les regrets. Et les calendriers meurent, et déjà les jours sont passés.
Alors le rendez-vous grand bonheur arrive avec ses rafales de questions, de frayeurs, ses déflagrations.
Alors le french cancan joue dans ma tête, exactement.
8 jours. Pour un soir.
Un soir où tout commence, où tous les silences se taisent.
Un soir pour voir si ce rendez-vous sera le plus important de tous.
Peut-être.
vendredi 17 octobre 2008
Van Gogh
Ma vie est un assemblage épuisant d’attentes, de déceptions, de questionnements stupides, de doutes, de déraison, de mots angoissants comme carrière, réussite, vite et comparaison.
Ma vie reste un puzzle dérisoire de résolutions fuyantes et de rêves démesurés.
Ben oui, mais si on n’est pas Vincent Van Gogh et qu’on tient à ses oreilles, pas facile d’écrire des romans dans une chambre de bonne en mangeant des bouquets de tournesols.
Ma vie reste un puzzle dérisoire de résolutions fuyantes et de rêves démesurés.
Ben oui, mais si on n’est pas Vincent Van Gogh et qu’on tient à ses oreilles, pas facile d’écrire des romans dans une chambre de bonne en mangeant des bouquets de tournesols.
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