lundi 7 juin 2010

"entre parenthèses"

Les guillemets sont un élément de ponctuation. Leur principal usage est de mettre en exergue une expression une citation.

Les parenthèses quant à elles, créent une parenthèse. - Oui, c'est logique pour certains, mais pas pour tout le monde ! Comme nous le verrons plus bas, certaines personnes n'ont pas intégré cette subtilité et pensent aussi fort qu'il est vrai qu'il pleut 360 jours par an à Paris, que les parenthèses sont des guillemets-. Je referme la parenthèse, et reviens à mon sujet : la parenthèse. Il s'agit donc de l’insertion dans une phrase d’un élément autonome (mot ou phrase complète), qui introduit une digression OU qui vient apporter un détail, une précision supplémentaire.

C'est plutôt simple non? Plutôt logique jusqu'ici ! Vous me concèderez que ce n'est pas très compliqué !

D'ailleurs plein de films, de livres viennent à la rescousse pour illustrer le tout, au cas où ces définitions qu'on apprend en primaire seraient déjà trop subtiles.

Je peux vous citer... bon, faut aller chercher loin... faut même googeliser la chose, mais ça se trouve ! Tiens, "La parenthèse enchantée" par exemple, chouette film, ou "La parenthèse", merveilleux ouvrage sur l'épilepsie, ou encore "La parenthèse espagnole", le prix Orange du livre (et là, vous apprend d'une qu'Orange donne des prix littéraires, ce qui est une nouvelle assez surprenante, mais, ça n'est pas le sujet, fermons la parenthèse; et de deux, entre parenthèse, qu'une "parenthèse espagnole", désigne une partie de jambes en l'air en Espagne, ou avec un espagnol, - d'après le résumé du bouquin lu sur le pouce- ou toute partie de jambes en l'air avec n'importe qui, n'importe où, dans le cadre d'un adultère : c'est une "parenthèse" métaphorique. Je referme la parenthèse.)

Voilà pour l'usage de la parenthèse. Concernant les guillemets, j'ai rien trouvé entre parenthèses.

Alors dîtes-moi, pourquoi tant de gens s'expriment comme des terroristes !????!!!!!

Hein, pourquoi ???

Why ????


- Tu vois, je suis jolie entre guillemets, et beaucoup plus sympa que lui, et pourtant, il me largue entre parenthèses. Comme quoi, tu vois, la vie est vraiment "injuste" entre guillemets. Même quand tu la mets entre parenthèse, la vie se débrouille toujours pour fermer "ses chacras" entre guillemets et fermer "les parenthèses que tu viens d'ouvrir" entre guillemets. "Entre parenthèses", entre guillemets, c'est pas cool du tout. Mais enfin, je mets "un point final" à tout ça entre guillemets, et je tourne la page sur les tournure de phrases en la refermant. "La page" entre guillemets entre parenthèses.


mercredi 2 juin 2010

Le top des meilleures phrases et meilleures excuses - méthodes - névroses - pour larguer élégamment mais de manière TRES persuasive.



L'égoiste

Le seul truc qui compte pour moi, c'est que tu ne m'en veuilles pas ! Parce qu'on a plein d'amis en commun... et qu'on sera amenés à se recroiser souvent... Je... Tu crois que les autres vont m'en vouloir? ... Je veux dire... c'était... Ouai, j'aurais du réfléchir... tous cas, vraiment, j'espère qu'on se dira bonjour, quand on se verra... Et que les autres m'en voudront pas.

Le con

Tu sais, ma vie est super compliquée en ce moment. J'ai un super boulot. Je vois tout le temps mes potes. Je sors tout le temps. Je suis célibataire depuis des mois. Alors... ma vie est compliquée... C'est compliqué... Tu comprends ?

L'Edouard Bear I

Je suis encore amoureux de mon ex... Je ne t'en ai pas parlé, mais on s'appelle tout le temps... Et je crois qu'on va réessayer quelque chose elle et moi. Le réchauffé t'y crois pas, c'est ça hein? ... Tu penses que c'est une erreur? Je SAIS que c'est une erreur... mais elle... elle est géniale. Je... Je pensais tout le temps à elle quand on était ensemble. Tu vois, nous, on a pas de complicité... Regarde, là, je te parle et je me sens gêné... C'est pas normal !

Le connard. Celui là, on le sait toujours par avance, que c'est un connard. Soit parce qu'on s'en doute, soit parce qu'on nous l'a dit. Soit les deux.

Nous deux, c'est terminé. Je te quitte...pour ton bien. Je t'assure, tu me remercieras !

Celui qui n'y arrive pas

Je voulais y croire... mais j'y arrive pas. J'arrive pas à y croire. Je... J'y crois pas. Tu vois, j'y crois pas !

L'Edouard Bear II

C'est pas toi, c'est moi... Enfin, c'est pas moi, c'est toi. Je veux dire, c'est pas de ta faute, c'est moi, je suis horrible, atroce, un gros connard. Je suis un énorme con. Un imbécile, de te laisser partir... Je veux dire, de te larguer... Je sais que c'est con, que je gâche ma chance... Je rencontrerai plus quelqu'un comme toi... Mais je le fais quand même parce que je suis un gros con... Tu comprends?

Le
Woody Allen

Ca me fait peur, ce qui se passe entre nous. Parce que c'est si fort, c'est si... Ca n'arrive pas souvent, un début comme ça... Alors je préfère qu'on arrête.

L'Edouard Bear III

Je sais que je fais une énorme connerie... Une énorme connerie.

Celui qui s'enflamme à la vitesse à laquelle il se désenflamme

En ce moment, je fais n'importe quoi. Je suis désolé... Je t'ai fait perdre ton temps. J'aurais peut-être pas dû insister durant tout ce temps pour qu'il se passe un truc entre nous... Les fleurs, les restau, les week end... J'ai peut-être exagéré... Un peu quoi...

Celui qui se comprend

C'est pas comme si on avait couché ensemble. Enfin si... Mais... Bon, ben t'a compris.

Celui qui doit faire une psychanalyse

T'es parfaite. T'es belle, intelligente. T'es GENIALE. Mes amis t'adorent. Je t'adore. J'adore passer du temps avec toi, t'es parfaite... Exactement la fille de mes rêves... Mais mon ex était une connasse... Alors tu comprends, j' peux pas... A cause d'elle... Parce que toi, t'es géniale. Tu comprends?


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dimanche 31 janvier 2010

Tu te rappelles pas de moi?? Ben, comment te dire...NON

Il peut arriver d’oublier totalement une personne qu’on connaît vraisemblablement bien, et de tomber sur elle par un hasard heureux de vous rendre malheureux, au coin d'une soirée Parisienne. Il peut arriver qu'innocemment et poliment, en la croisant, vous la saluiez

- Bonsoir. Enchantée, Gabrielle

Et qu’elle vous réponde, absolument ravie, apparemment, de vous revoir :

- Hey !! Tu me reconnais pas ?…
avec un sourire Barry White et un point d’interrogation qui dit qu’il va falloir que vous vous rappeliez d’elle fissa ou que ça va vous mettre dans un embarras que qualifier d'excessivement désagréable est encore très faible par rapport à la réalité très sombre qui se dessine pour vous qui passiez jusqu'alors une excellente soirée, petit malin.

Alors vous prenez un air intelligent et mimez celui qui sait, qui a tout compris et termine grand gagnant au jeu du « devine qui je suis ou t’auras vraiment l’air d’un con ».

Mais pas de pot ! Ça devient pire encore quand la dite personne, d’un air satisfait exaspérant, vous donne un indice qui vous plonge dans un abîme de perplexité situé entre le gênant, le désagréable, le trou noir et le « ce mec commence vraiment à me faire chier »,

- La bibliothèque Nationale François Mitterand !!!!
- ?!? !!!

Là, vous êtes acculé. Impossible de bluffer, il faut cracher le morceau

- Euh, oui, j’y allais pour bosser mes partiels… mais…

Le "mais" est sorti, et ça suffit pas, le con vous rétorque
- Et… ????
AH mais il est horrible ce « Et… ???? ».

Et rien ! Et je t’ai oublié, voilà. Je crois que c’est clair ! J’EN SAIS RIEN. Que dalle. Flou pas artistique. Approximation maximale. Abscisse pas ordonnée. Absence. Parti sans laisser d’adresse. Niiiiiiiiiiiiiit. Encéphalogramme plat, négatif, moins 34589, suicide collectif, tous aux abris, c’est la panique, PLONGEZZZZZZZZZZZ. Vous répondez en miroir, c'est comme aux échecs, ça fait gagner du temps

- Et… ?????
- Ben….Antoine !!!!!

A ce stade, l’évocation de ce prénom ne sert pas à grand chose, si ce n’est alerter « Antoine » sur le fait que vous êtes totalement largué là. Et merde, ça y est, « Antoine » est vexé.

- Tu étais en droit...

Oui, ça ne vous aide pas vraiment qu’ »Antoine », si fier de sa mémoire précise, vous rappelle ce que vous savez très bien puisque c’est de vous qu’on parle là.

Vous répondez prudemment

- Oui….
- Tu révisais tes partiels…
- ...

Une mouche vole avec un ange qui passe en moonwalk et "Antoine" vous sauve enfin

- ... et on a eu une histoire !

Et là, ça y est ! Ce type pas très intello en chemise Hawaienne avec qui vous avez bu 1 ou 2 cafés en terrasse en vous bécotant vaguement pour tromper l’ennui du rattrapage de septembre et qui vous a « largué » par téléphone, ce type avec son visage poupin délicatement auréolé de bêtise vous revient soudain en mémoire. Et vous pouvez enfin hurler avec une joie non simulée et orgasmique

- ANTOIIIIINE

Et quand "Antoine" vous demande, avec l’obstination touchante des gens dont il n’y a pas que le visage qui est auréolé de bêtise

- tu ne m’aurais pas reconnu ?

Vous répondez évidement
- Mais siiiiiiiii !

Et tout le monde est content.

jeudi 28 janvier 2010

L'avenir est un con

Je marchais de bon matin, en avance pour aller à l’agence. Lavée fraichement, le cheveu chatoyant dans le timide soleil matinal, humant l’air froid avec le sentiment que cette journée à venir allait m’apporter un bonheur, une sérénité et la satisfaction inégalable du gai ouvrier après l’accomplissement du travail bien fait, tels les 7 nains chantonnant joyeusement « Hey Hi Hey ho, on rentre du boulot », la hache légèrement hissée sur leurs épaules heureuses après avoir tranché arbres, arbustes et doigts avec un bonheur sans nom.

Pressée déjà de me pencher sur cette nouvelle journée qui m’attendait je marchais donc avec la grace naturelle et envolée d’un personnage de publicité pour un yaourt bon pour le transit.

L’avenir m’attendait au coin du trottoir, gelé et marmonnant contre les filles qui ne tournent à l’angle du trottoir qu’à 9 heures 3 minutes alors qu’on se les caille. Oui, personne n’a jamais dit que l’avenir est une personne distinguée.

Je marchais ivre de la satisfaction donnée de vivre, de respirer, d’Etre en un mot quand mon regard bleu azur croise celui marron -crotte-de-chien-nourri-de-croquettes-spéciales-grand-canin-élevé-en-appartement, d’une femme apparemment plus proche de la sorcière aigrie par les gros vents successifs que blanche neige lui a tarté dans la tronche, que du bonheur psychédélique et communautaire des 7 petits nains colocataires et très certainement homosexuels du-dit compte.


Cette bonne femme trimballe de ses grosses mains rouges une énorme poussette. La vision d’un enfant en bas âge de bon matin me provoque des poussées violentes d’urticaire. Alors vous imaginez mon état de décomposition avancée devant celle d’un enfant en bas âge mené tambour battant par les doigts dodus et menaçants d’une femelle hystérique.

Qui me roule sur le pied avec sa poussette char d’assaut. Sans m’accorder un regard.

Et ouai, ce matin, je me suis fait littéralement écrasée sous le poids de la maternité.

Je boite.

Sale journée en perceptive.

Prenez la pilule plutôt deux fois qu’une mes amis. Et mangez des pommes.

- Ce texte n’est totalement pas destiné à certaines petites fées qui se trimballent très très très près de moi ces jours-ci, le ventre occupé et arborant un sourire de Joconde-.


mercredi 27 janvier 2010

Ca n'arrive pas qu'aux autres

Ça va mal!

Je vais mal!

Je déconne total. Je pète le fil dentaire. J’ai craqué l’allumette, j’ai rogné le haricot, j’ai une araignée dans de tiroir, tricoté les pissenlits par la racine, brûlé la peau de l’ours avant de l’avoir mangée. C’est la fin. L’abîme, le gouffre, la décrépitude, le néant, le Big Bang, la nuit après la lumière.

Mon dieu c’est HORRIBLE.

Ce qui m’arrive est abominable, injuste, innommable, atroce, insupportable, insurmontable.

AHHHHHHHHHHHHHHHHH

On dit toujours

- Ah, ça n’arrive qu’aux autres, moi, ça n’a AUCUNE chance de m’arriver.

- J’ai pas peur, je suis bien entouré, ma famille m’aime, j’ai des amis, des potes de soirée, je rentre partout, je fais la bise aux mecs qui passent dans Paris dernière, JE suis passé dans Paris dernière. Je suis PEI-NARD.Je suis quelqu'un quoi.

- Je prends mes précautions, même quand j'en ai pas envie. Je me force même parfois.

- Quand je me laisse aller, il y a toujours des gens pour me rappeler à l’ordre. Pour pas me laisser sombrer.

On croit TOUJOURS que ça n’arrive qu’aux autres.

Erreur.

On entend les rumeurs, des :

– Ah, tu sais pas, mais Machine blablabla
- Non !?!
- Si, j’assure. Ça s’est fait d’un coup. Et hop, plus rien.Ca fait un choc.

Flippant, mais on se sent à l'abris. On se dit "pas moi" ! "Impossible" !

Et ben, malheureusement, on est JAMAIS totalement protégé. Le mal est là, qui guette. Et une fois que vous êtes touché, c'est fini, foutu, terminé. Vous ne serez plus jamais le même. Vous, vos habitudes, vos potes, vous changez de vie, de visage, votre corps change. Vous êtes définitivement quelqu'un d'autre.

Et on a honte, on se sent sale.

On se sent souillé.

On se sent perdu.

J’ai choisi ce blog pour parler de mon problème, parce que je dois dépasser cette honte et que personne n’ose parler de ça.

Mes lecteurs adorés, mes amours, mes fidèles, j’ai le regret immense de vous annoncer que depuis quelques mois déjà….Non j’y arrive pas.

Bon, allez. J’y vais.

Ohhhh. C’est dur !

Putain de merde, je suis devenue SOBRE. Voilà.



mardi 8 décembre 2009

Fait divers

J'ai grimpé dans ce wagon sous le feu de quarante regards fatigués et exaspérés. J’ai surpris deux ronds marrons lubriques qui me détaillaient tranquillement, comme l’affamé en plein carême évalue une religieuse au chocolat rondouillarde dans la vitrine impeccable d’une boulangerie responsable du taux de cholestérol d’un quartier huppé. Comme si j’étais une gourmandise sucrée qu’on peut acheter et s’enfiler pour quelques euros.

Puis, je me suis lovée contre le coude aiguisé d’une femme qui m’a jeté deux yeux dénonçant mon immiscion dans SON wagon, comme si je lui avais piqué un taxi sous le nez, à cette conne qui prend les transports en COMMUN.

Puis j’ai vu les deux amants. L’homme minuscule et la femme laide lui souriant, pendant qu’il feignait de ne pas la voir. Le genre de personne qui préfère tirer la gueule plutôt que de larguer une fille folle de lui, et qu’il n’aime pas. Le genre qui préfère ne pas être tendre et refuser des baisers plutôt que de rester seul parce que le genre de femme qu’il condescend à trouver attirante ne s’attarderait pas à un instant sur sa personne odieuse et renfrognée.

Puis, j’ai vu la femme trop maquillée. La femme clown triste. La femme toute barbouillée de couleurs aux multi bagues en or dansant sur ses doigts boudinés, les yeux gonflés de fatigue, les paupières bleu électric fermées, ses cils peints couleur du ciel écroulés sur ses joues rougissant d’être revêtues d’une teinte rouge jeune fille aussi inappropriée.

Je me dis qu’elle est peut-être la seule chose un peu touchante de ce wagon rempli à en vomir d’égoïstes sauvages et décérébrés.

Quand une grande godiche à grosse bouche peinturlurée sur échasses me tire instantanément de ma rêverie en mettant un point d’honneur à étaler tout son poids de grande godiche, juste sur l’ongle de mon grand orteil droit.

Alors la douleur me fait réagir et me sort d’un coup de ma léthargie. Cette léthargie féroce qui avait raison de moi depuis trop longtemps. Cette léthargie qui s’est envolée comme un courant d’air claque une porte d’un coup sec et affirmé, laissant tout d’un coup place à une parfaite sérénité pleine de calme, de luxe et de volupté.

Alors, je réalise enfin que ce qui manque vraiment dans notre société, que seul véritable problème, là où ça accroche, ce qu’il faut absolument arranger, c’est le sens du tactile, les rapports humains : c’est se toucher ! Tous, touchons nous vraiment, merde, c’est vrai, je me dis, transcendée! On se voit, on se croise, mais on ne se touche vraiment jamais ! Pas du tout assez.

Alors j’ai enfoncé de toutes mes forces mon coude à moi dans les côtés de la conne qui n’avait pas enlevé le sien de tout le trajet, j’ai enfoncé mon talon d’un énorme coup de pied dans celui de la salope qui ne s’était pas excusée, j’ai choppé le bras du pervers qui attendait, offert, accroché à la barre à bactéries, si tentant, là juste sous mon nez, et je l’ai mordu jusqu’au sang alors qu’il continuait à me regarder, rendant mon hommage personnel et humble à Twilight, mon film préféré. Enfin, j’ai fixé la femme moche amoureuse de l’homme minuscule, l’égoïste à l’air froid et écœuré, et droit dans les yeux je lui ai expliqué :
- Largue ce con. Il t’aimera jamais.

Alors, les portes se sont ouvertes, et la foule s’est écartée loin de moi, pour me laisser passer. Et dans un calme absolu, j’ai effectué mes changements et le reste de mon trajet, jusqu’à ce que des mecs en uniforme me mettent dans une grande voiture privée. Et là, à l’arrière, j’ai essuyé le sang sur ma jupe gris foncé. Rien à faire, il était déjà séché. Il n’y avait que moi dans le fourgon policier. Dans le calme, sereinement, enfin j’ai pu tranquillement voyager.

lundi 23 novembre 2009

La méthode simple pour en finir avec le sommeil réparateur

Vous dormez bien? Vous êtes détendus ? La conscience tranquille? Nous ALLONS VOUS AIDER.

Ne vous en faites pas, beaucoup de gens étaient comme vous, avant notre intervention.

Lisez bien ceci, et votre vie va changer !Et vous serez malheureux, comme tous les autres.

D'abord, il faut savoir qu'une bonne insomnie se prépare. N’est pas insomniaque qui veut !

Une bonne insomnie doit être travaillée et planifiée au meilleur moment : en général (75% d’entre vous) le dimanche soir est un excellent timing pour une belle insomnie.

Comment être sur de passer une nuit pourrie, abominable ?

Et bien, rassurez vous, rien de plus facile !

Sortez le vendredi. Buvez beaucoup. Et différents alcools. Soyez créatifs : champagne vodka puis alternez vin rouge et vin blanc. Mojito bière, n’est pas mal non plus. Pour les plus expérimentés , absorber 4 ou 5 alcools différents est nettement meilleur pour l’insomnie à venir. Le shot est vivement recommandé par tous les spécialistes. NE DINEZ SURTOUT PAS.

Une fois ivre, faites des avances à votre ex fiancé-e. Celui-celle qui vous a plaquée pour un(e) autre. L'autre qui est à la soirée et vous regarde avec un mélange de haine et de pitié.

Puis, disputez-vous avec la maitresse des lieux en renversant un reste de vin rouge sur son canapé blanc. Ne rentrez qu’au petit jour. Arrivé chez vous, et selon votre niveau de pratique et votre volonté, regardez un début d’épisode d'une série quelconque qui sera capable de vous captiver encore à 7 heures du matin (voir 4 -5 – ou 6 heures pour les débutants).
Dormez.

Ne mettez pas de réveil. Et refermez les yeux tant que la pièce n’a pas arrêté de tourner. Douchez vous vers 19 heures et ne faites SURTOUT pas de sport. Le sport est DANGEREUX pour l’insomnie. Si vous avez arrêté de fumer, allez au Mc DO. Si vous fumez encore, bravo ! Allez y un max ! Et allez au Mc Do quand même.

Puis, rappellez-vous de la soirée de la veille et ayez honte. Décidez alors de sortir encore ce soir pour oubliez.

Le samedi soir, remettez ça, plus fort, plus dur, plus longtemps. Repoussez de 20 minutes votre coucher à chaque sortie, vous verrez que vous progresserez très vite ! NE VOUS DECOURAGEZ PAS, une fois les progrès enclenchés, vous êtes sur la bonne voie.
Passez une journée de dimanche qui ressemble trait pour trait à celle de samedi. Puis couchez vous à 22 heures.

Vous avez trop dormi, trop tard, vous êtes nerveux à cause de tout cet alcool.
BRAVO !!!!!Vous êtes sûr à 100% d’être angoissé et surexité.

Dernière phase (la plus délicate) : regardez bien votre réveil toutes les minutes, focalisez vous bien attentivement sur votre journée angoissante du lendemain.

FO-CA-LI-SEZ

Et voilà si vous suivez bien TOUTES ces étapes, vous êtes sur de faire la plus belle insonie de votre vie et d'arriver tout pourri le lundi au travail pour votre reeunion avec le grand chef !

N’hésitez pas à parler de cette méthode révolutionnaire QUI MARCHE autour de vous.
Des séminaires (tarifs 400€ la ½ journées) ont lieu toute l’année dans votre ville.