vendredi 31 juillet 2009

L'homme est un boulet pour l'homme

L’homme est un animal social. Le mensonge est un signe de bonne éducation et de bonne santé mentale. C’est un art que nous exerçons chaque jour, que nous apprenons à améliorer, à aiguiser, largement aussi utile pour notre équilibre moral que de rire aux blagues de notre boss pour notre vie professionnelle.

Le Mensonge Social, exemples Wikipédia :

Suite à un dîner déguelasse durant lequel vous avez dégusté une série de plats insipides sur fond de discussion chiante et que vous venez de décider d’éviter de récidiver jusqu’à ce que mort s’ensuive :
- Merci pour le dîner ! On se refait ça très vite !

Suite à un premier rencart désastreux :
- Salut, à bientôt !

Suite à une très mauvaise pièce de théâtre dont le comédien-enne est un très bon ami :
- Dis donc, quelle mémoire, le texte est hyper long non ? C’est passé super vite les deux heures et demi ! Franchement, les sièges étaient confortables, le théâtre magnifique ! La pièce humm … intéressante, vraiment originale la mise en scène, c’est le mot. Chapeau, belle découverte ! Vraiment ! BRA VO !!

A un homme-femme qui vous colle un peu trop et dont vous n’avez pas envie d’être assez proche pour découvrir l’odeur exacte de son after shave ou l’historique poussé de ce qui explique par quel malheureux concours de circonstances il-elle est devenu aussi barbant :
- Tiens dis donc, j’ai pas vu la fille là bas depuis mille ans ! Je vais aller la saluer, obligé-e ! Tu m’excuses ? Je reviens après !

A un collègue-voisin de classe du collège-ton psy-ton boss-un type-fille que t’a salement plaqué- que tu n’as pas du tout envie de croiser dans l’absolu et encore moins ce soir alors que tu es éméché et que tu t’amuses exactement parfaitement bien. Et que tu as artistiquement et avec succès évité durant des heures :
- T’étais là depuis le début de soirée ? Nooooon, vraiment ? T’es arrivé à 21 heures ! Je t’ai pas vu il y a tellement de monde ce soir !

A ta directrice de clientèle qui a une robe immonde :
- Elle est sympa ta robe. Elle te va très bien.

A tes collègues de travail en partant en vacances :
- Je penserai à vous !

A quelqu’un qui raconte n’importe quoi sur un sujet qui te tient à cœur :
- Je comprends ton point de vu, mais…


A un consultant qui raconte n’importe quoi sur un sujet pro qui te tient à cœur :
- J’entend bien, mais...

A ta mère qui raconte n’importe quoi sur un sujet qui te tient à cœur :
- Oui, t’as raison maman, je te ferai lire mon roman avant de l’envoyer aux maisons d’éditions.

A ta copine qui pleure bourrée sur sa vie ratée :
- Mais non, ça m’embête pas du tout de t’écouter

A la vieille qui te demande ta place dans le métro après une journée de 14 heures et au tout début de votre trajet ligne 1 quand la moindre place coute 2000$.
- Mais non pas du tout madame. Asseyez vous, je vous en prie. Vraiment, de rien.

Alors que toi tu voudrais dire, mais tu me fais chier salle con-ne, ta gueule, qu’est-ce que j’en ai à foutre de gaspiller mon temps libre en écoutant les inepties insupportables qui sortent de ta bouche qui me sort par les yeux. On n’a qu’une vie, et si je calcule bien, il me reste en moyenne seulement 180 000 jours à vivre dont 9000 en dormant et je refuse de perdre une seule toute petite heure à regarder ta face simiesque me déblatérer des trucs dont j’ai rien à foutre.

Alors ferme là, dégage, hors de ma vie, ne m’adresse même pas la parole et va occuper le temps inutile que tu consacres à ta vie inintéressante et stupide à pourrir l’oreille de quelqu’un d’autre.

Evidemment, rien de cela n’est valable pour toi ma petite maman. Ni pour la copine bourrée. J'aime toujours écouter mes amis quand ils vont mal. J'ai l'impression alors que mon cas n'est pas complètement déséspéré.

Mais les autres …

PS : Si vous en avez d’autres en tête vous êtes timides, mais les commentaires servent à ça bon dieu, alors éclatez-vous !

mercredi 15 juillet 2009

Comment être sûr de ne pas s’emmerder une seule seconde au cinéma ?

En n’allant pas voir Public Ennemies.


Le pitch : tout commence par des tirs et tout fini par des tirs. Et entre les deux, l’histoire d’un héro qui est définitivement con. Je m’explique, Dilinger, incarné par Jonny Deep, est un braqueur qui braque sans réfléchir ni organiser quoique ce soit. Soit me dit on. Soit alors !
Mais qu’est-ce qui l’empêche, dans ce cas, d’avoir du panache, un peu d’humour, d’élégance, ou rien qu’un peu d’imagination ? Ben rien … (c’est ça de poser des questions rhétoriques… la réponse est forcement un peu débile… ).

Donc, je vous demandais qu’est-ce qui l’empêche, dans ce cas, d’avoir du panache, un peu d’humour, d’élégance, ou rien qu’un peu d’imagination ? Parce sans tout ça, ça donne Public Ennemies, un film dans lequel on revoit 10 fois exactement la même scène de braquage. Et 10 fois (4 en vérité), c’est beaucoup pour un seul film.

Entre deux séances de tir, PAN PAN PAN PAN PAN, Dilinger rencontre une fille d’apache pauvre et ancienne striptease (La Mome) dont personne ne veut. Dilinger en veut bien lui, d’ailleurs s’ensuit une scène d’amour affligeante, mélange de film érotique signé M6 et de Gost sans la phase poterie. Puis les amoureux sont séparés par les méchants policiers. C’est le drame. Mais rassurez vous, ils se retrouvent au moment où tous les potes de Dilinger se sont fait buter, trahir et blablabla. Et cette conne le laisse commettre un dernier braquage alors que toute femme sensée, ou toute femme d’ailleurs, puisque même Bonny Parker aurait dit à son mec d’abandonner dans de pareilles circonstances, (quoique, ce n’est peut-être pas tout à fait le bon exemple) aurait empêché son chéri de retourner chasser les dollars.

Joli cœur y va donc, grand bien nous fasse, et réussi son coup, puis quelques scènes plus tard, file au cinoche. Ben oui, je n’invente rien.

Voilà le scénar. Wahou ! Youpi même !! Michael Mann, j’adooore !

Et ce n’est pas tout, l’image est abominablement moche. Derrière ce côté visuel qui tient plus de Derreck que de Collatéral ne se cache apparemment pas de volonté artistique. Ou alors, je ne l’ai pas saisie, ce qui est possible, vu que l’intérêt de ce film m’a échappé de manière totale et péremptoire (ça fait du bien d’utiliser ce mot. Vraiment, essayez à l’occasion, un vrai plaisir). Et donc, disais-je, l’image est horrible, et tous les acteurs enlaidis au possible.

Mais ca un côté positif : j’ai pu compter les points noirs de Johnny Deep (217), ce qui m’a occupée pas mal. Et ce n’est pas négligeable, compte tenu du fait que ce film est basé sur les longueurs et une souffrance du spectateur. Alors toute distraction est vraiment bien reçue.

Voilà n’y allez pas.

vendredi 10 juillet 2009

Comment réussir un premier rendez-vous ? Ou comment être certain à 99% de coucher le 1er soir

D’abord, arrivez en retard.

Attention, la science du retard est une science exacte. Un retard de coquetterie ou d’automatisme légèrement névrotique d’un quart d’heure n’est pas concerné ici. Je parle d’un vrai retard. Mais, prenez garde, il vous faut manipuler le retard avec doigté. Tout est dans le dosage. Un retard trop prononcé peut susciter un abandon et donc la remise de votre premier rendez-vous à plus tard.

Astuce : Le mieux est de donner rendez-vous à l’intérieur d’un bar , d’un restaurant calme, pour que les serveurs viennent voir plusieurs fois votre rendez-vous en lui proposant de commander. Et que votre rendez-vous soit forcé de répondre plusieurs fois d’un ton légèrement gêné

- Il-elle n’est toujours pas arrivé. Je vais l’attendre…

Bien évidemment pas de texto, ni de coup de téléphone pour prévenir !

Vous arrivez enfin.

Surtout, ne vous excusez pas. Commencez plutôt par râler : vous avez passé une journée abominable, en plus il fait froid, il n’y a plus de saison et vous êtes crevé. Et ce con sur la route, qui a failli vous rentrer dedans en scooter. Et ce serveur qui n’arrive pas! Ça vous énerve les bars parisiens, faut toujours poireauter des heures etc, etc.

Là, vous avez bien entamé la partie. Mais il vous reste des cartes à jouer.

Interrogez alors votre rendez-vous sur s a journée et coupez lui la parole dès qu’il a commencé à vous répondre pour demander au serveur-euse qu’on vous apporte des olives.

Puis, reprenez les rennes de la conversation.

Pensez surtout bien à ponctuer l’échange de commentaires qui montrent votre finesse et votre intérêt pour l’autre.

Exemples.

- Alors t’es musicien. Ça doit être super chiant d’être toujours sur la route.

- Alors t’es dentiste ! Ah, t’es pas vraiment médecin donc, c’est comme les podologues. Podologue c’est pas glamour hein ?

- Alors t’es journaliste, c’est pas bien payé ca, non ?

- Alors, t’es photographe…Mon cousin aussi fait de la photo. Et tu fais des photos de mariage ?

- Alors, t’es psy, Ils sont un peu tous bizarres les psy .. . Dis donc, j’arrête pas d’avoir peur de fermer la porte de mon appart avec les clefs dedans, tu crois que j’ai des tocs ?

- Alors t’es dans la pub ? C’est cool ça. J’ai un pote qui travaille la dedans, il passe son temps à glander.

- Alors, t’es restaurateur, dans quel restaurant ? Ah, restaurateur de tableaux ?

- Alors t’es sportif ? Ah, c’est cool ça être payé pour faire du sport !

- Ah, tu travailles dans l’immobilier ? Dans quel boîte ? Ah, connais pas…


Repérez votre ex dans la salle. Un homme légèrement vulgaire. (Ou l’inverse, selon vos préférences, Cette méthode étant universelle, comme les prises USB). Désignez le du menton avec un air affolé. Parlez en avec haine, montrant que la plaie n’est pas du tout refermée. Et qu'avec la délicatesse absolue qui vous caractérise, vous amenez toujours vos proies au même endroit.

Ah ! Votre verre de vin arrive enfin. Surtout soyez désagréable avec le serveur-euse et ne le-la remerciez pas. Puis faites remarquer à la première gorgée qu’il n’est pas très bon ce vin. Mais c’est pas grave, vous avez envie de sortir sous la pluie fumer une clope. Votre rendez-vous vous accompagnera en grelottant. Allumez en une autre sitôt la première terminée.

Votre téléphone sonne. Surtout décrochez en disant

– Je suis avec un copain-une copine. Non, tu ne me déranges pas du tout…je suis au XXX. Non, il n'y a pas trop de monde, ça va...Et bavardez tranquillement. Riez à gorge déployée, vous excusant vaguement façon Mime Marceau auprès de votre rendez-vous. Puis, après avoir raccroché, parlez longuement de la personne qui vient de vous retenir 10 bonnes minutes au téléphone.


Vient déjà le moment du choix des plats pour votre dîner. Mettez des heures à vous décider. Puis changez d’avis une fois que le serveur a noté votre commande. Ne vous excusez en aucun cas !

Ça y est, votre premier rendez-vous est totalement réussi, votre partenaire sous le charme ; ne vous reste plus qu’à détester le dîner, à bailler copieusement jusqu’à la fin du repas et à veiller à ne parler que de vous.

Bravo, maintenant, la séduction n’a plus aucun secret pour vous.

Si vous avez d'autres suggestions n'hésitez pas à témoigner au 16 30 30 (3,50€ la minute), demandez Bernard, ou en bas de ces messages.

mercredi 24 juin 2009

Mais n'te promène donc pas toute nue !

Avec son « dans le futur : tout le monde aura son quart d'heure de célébrité" Andy Warhol peut aller se rhabiller !

Entre les blogs autobio-très-graphiques racontant jour après jour des ébats sexuels d’une impressionnante virtuosité, et les stars se dévoilant sans mystère, Andy Warhol n’avait aucune chance, pauvre naif, d’annoncer que tout le monde aurait surtout son quart d’heure de nudité.

Choisissez bien vos partenaires, parce qu’en ces temps de crise ma bonne dame, si monsieur garde secrets vos ébats sur vidéo, c’est que vous avez décroché le gros lot. Ou que vous en êtes un, de gros lot.

Si l’animal avec qui vous avez partagé sueur et goût pour la réalisation n’a pas fait fortune, il aura certainement l’idée d’entreprendre un nouveau commerce qui ne saurait vous plaire.

Après l’auto promotion à la Paris Hilton, la trahison médiatique sur thème de revanche sans tambours mais avec trompette, subie en brasse coulée par Laure Manaudou, désormais voici le chantage. Non un vulgaire chantage aux maris-femmes trompés, mais un chantage à la diffusion d’images on ne peut plus privées destinées monde entier.

« Leighton Meester, ou Blair Waldorf dans la série "Gossip Girl", serait victime d'un chantage pécuniaire. », c’est Libé qui le dit. La bourse ou la diffusion de sa vidéo sexy sur le site de vidéos pornos de stars www.celeb-hotline.com., telle est la question.

Définitivement, avec le marché du sexe on peut se faire un max d’argent, mais on peut en perdre aussi. Et se ruiner pour racheter sa propre vidéo, ça c’est carrément pervers.

vendredi 19 juin 2009

Non, vraiment là, je n'ai pas trouvé de titre

Je l’ai fait ! Je l’ai fait. Ouai, je l’ai fait. C’est vrai, alors autant le dire. Autant assumer.

Je l’ai fait.

J’ai pris mon Libé du jour. Celui du vendredi 19 juin. (Jour d’anniversaire de Guillaume, celui que vous commencez à connaître. Celui qui veut que je parle de lui dans tous mes textes. Là, il s’est bien débrouillé puisqu’il a 30 ans aujourd’hui et que je parle du Libé de ce jour. Le Libé du jour de ses 30 ans. Là je crois que je peux m’arrêter, non ?).

Bon, ben je l’ai fait. Voilà, j’ai honte, mais j’ai adoré le faire. C’est nul, morbide, pervers, voyeur, avilissant, lamentable, mais pourtant je l’ai fait.

J’ai lu les titres en une. J’ai vu la magnifique photo des manifestants qui ne manifestent même plus en Iran, celle de Dany l’Européen, celle d’une femme enfuie sous une burga bleue Klein (le fameux bleu Klein remis à la mode par ceux qui remettent les vestes en jean, les slim et autres laideurs à la mode), -la burga étant la version pudique de la burka, dans laquelle les yeux sont caché aussi -. Je me suis posé la question qu’on me posait : La Burga, l’interdire ou pas ? -Je me suis dit, tiens, ça rime-, j’ai lu les thèmes : Laîcité, Après les européennes, Corée du Nord, Iran, et c’est là, juste à ce moment là que tout a dérapé.

Quand mes yeux ébahis sont retombés sur le scandale scandaleux, celui qui fait hurler d’horreurs les braves gens et les pas braves gens, qui fait hurler d’horreur tout le monde d’ailleurs, et permet de se dire : en fait, je suis super normal ! Je vais super bien même ! Ouah, je suis quelqu’un de désespérément équilibré et lice ! Mes yeux se sont égarés sur ce titre insupportable : Bébés congelés, Huit ans de prison pour Véronique Courjault.

Et aussitôt, mes yeux surpris donc, ont frénétiquement cherché le numéro de la page de l’article. « Page 15 », Ah !!!! Et mes doigts fiévreux ont tourné, tourné, tourné convulsivement la montagne de pages avant la fameuse page 15.

Et me voilà dévorant de mes pupilles aiguisées les quelques paragraphes. On me raconte, Patricia Tourancheau, me raconte.

Nous voilà avec un jury « populaire plutôt masculin » (7 hommes et 2 femmes). Logique, l’avocat de la défense a jugé que les hommes seront mille fois plus cléments face à cet infanticide que leurs bonnes femmes. Mais bien sûr, comment laisser juger une telle affaire à des femelles pleines hormones, comment mettre entre les mains de vulgaires nanas cette malheureuse « aux confins de la psychose » ? Elle n’écoutent rien ces créatures, elles sont incapables de comprendre intellectuellement les arguments d’un avocat de 53 années de barreau. Ben voyons ! C’est la base !

J’apprends plus loin que l’avocat "aux cheveux blancs " s’est bien gardé « de plaider l’acquittement », parce que, je le site « Il faut la punir (Véronique Courjault ) Il ne faut pas qu’on dise en France qu’on peut tuer des bébés ». Et oui, si en plus des problèmes d’immigration, on fait de la France un pays où on va en voyage infanticide impunément. Parce que j’en connais des candidates qui ne se retiennent que pour la bonne raison qu’elles ont peur d’être condamnées. Vous vous rendez comptes, des conséquences si enfin, l’infanticide était légalisé en France ? On serait dans une de ces merdes pour nos retraites !

Et j’en passe sur la suite de cet article qui m’a laissé un goût de nausée dans la bouche, On n’y parle absolument pas des conséquences de la décision de justice de condamner Véronique Courjault à 8 ans de prison et non au suivi socio judicaire possible depuis 2004 en France dans des cas similaires de « personnalités bordeline », comme le dit la journaliste. Non, on ne parle que des larmes de l’accusée, du fils de Véronique Courjault, Nicolas qui dit « si maman a fait ça, c’est qu’elle est malade ».

Alors je me dis, avec tout ça, heureusement que ce n’était pas un jury de bonnes femmes, parce que là…

lundi 8 juin 2009

Connaissez vous Guillaume Musso ?

Guillaume Musso décore les stations de métro placardé partout format géant. Comme si le taux d’abstention aux élections européennes, la crise, la grippe porcine, la faim dans le monde, le temps pourri, la grève du RER A et le SIDA ne suffisaient pas pour nous déprimer, sa grosse figure commune et son air de jeune diplômé enrobé coincé dans sa chemise mal coupée s’affichent partout où nos yeux peuvent se poser. Pas d’échappatoire. On le saura, qu’il a pondu un nouveau bouquin !

Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, Musso c’est du bon sentiment jusqu’à la nausée. Histoire de faire croire à ceux qui détestent lire, et encore plus la Littérature, qu’ils aiment ça.
Sur l’affiche, après avoir savouré sa physionomie qu’il n’est pas évident de croiser sans avoir tout de suite envie de retourner se coucher sous sa couette, on découvre en énorme typo le titre intrigant et plein d’avant gardisme, « Que serais-je sans toi ? ». Et là, on y est ! On touche au grand art, à la révolution de l’écriture, que dis-je à une recherche déterminée et complexe, à un vrai regard d’artiste engagé. « Que serais-je sans toi ? », titre que malheureusement pour moi, que j’avais destiné à la nouvelle que je consacre à mon amour inconditionnel pour le MC DO les lendemains de cuite : « Que serais-je sans toi ? ».

Le pitch : « Elle a deux hommes dans sa vie. L’un est son père, l’autre son amant. Chacun des deux veut tuer l’autre et Gabrielle doit choisir. . Nous nous interrogeons alors, pleins d’angoisses nous, oh combien simples petits mortels que nous sommes, à qui il n’arrive jamais ce genre de chose : MAIS COMMENT VA S’EN SORTIR MON HOMONYME BIEN EMBETEE ? PAUVRE, GABRIELLE. Enfin, vous ce n’est pas votre homonyme, mais moi, je me dis ça, pauvre Gabrielle. Que va t-elle pouvoir faire dans cette sous tragédie grèque… Je me dis aussi qu’un nombre terrible de Gabrielle vont voir le jour lorsque toutes les ménagères de moins de 50 ans et plus et tous les hommes qui ont lu et aimé Da Vinci Code vont se reproduire. Parce que je suis prête à parier qu’on a à faire à peu près aux même lecteurs. (Attention, j’ai des amis très intelligents et raffinés qui ont lu et aimé Da Vinci code, et j’aimerais que ceux là ne me fassent pas la gueule. Je ne mets pas TOUS les lecteurs de Musso et Da Vinci Code dans le même panier. Tout le monde a ses faiblesses moi la première. Par exemple, j’ai déjà lu (et aimé) … non, j’ai pas d’exemple…

Quand Guillaume Musso écrit un livre, il cherche, se demande, s’introspectionne, se concerte avec lui-même et s’interroge :
- Qu’est-ce qui serait pire ? Une fille amoureuse de 2 frères et qui finirait sa vie avec son cousin germain ? Un homme qui tomberait amoureux de la soeur de sa femme ? Une fille qui tomberait amoureuse de la maîtresse de sa soeur ? Une femme qui tomberait amoureuse du mec de la fille de son amant… ah, déjà fait ça… Cf Justine Lévy qui d’après des rumeurs auxquelles je ne prête pas foi, parlait de ... Mais nous nous égarons.
Ma théorie, c’est que ce qui fait le succès inconditionnel de Musso, c’est qu’il commence à l’envers. Mais oui, évidemment ! Il commence d’abord par chercher un résumé. Le résumé du best seller. Et après il complète en écrivant son livre. En fait, chez Musso, tout dépend du résumé, en gros.

Alors voyons, essayons cette technique, …Bon, par exemple ça donnerait un truc qui pourrait être : Suzanne et son père sont pris en otage par un fou méchant et … fou. Le fou oblige Suzanne à choisir si elle préfère qu’il tue son père ou le petit garçon blond qui passe dans la rue…Que va faire Suzanne ?!?

Et après, reste plus qu’à trouver un titre qui pète, genre « « Le choix de Suzanne » et le tour est joué.

Justement, les titres chez Musso, c’est toute une histoire. Mais avant tout Et Après…Non, « Et après », ce n’est pas moi qui le dis, c’est lui, Mussot, c’est le nom du premier de ses bouquins. « Et après »… Et c’est pas fini « Et après » a été suivi de « Sauve-moi », « Seras-tu là », « Parce que je t'aime », « Que serais-je sans toi ? », « Et si c’était vrai ? » A pardon, « Si c’était vrai », « Où es tu », « La prochaine fois » et « Vous revoir », c’est de Marc Lévy. Marc Lévy est le pseudonyme sous lequel travaillait Musso avant. Non mais c’est évident ! Ca se voit comme une photo 4 par 3 De Musso station Opéra. C’est le même mec, réveillez vous ! Preuve : la technique pour trouver les titres est identique dans les 2 cas, c’est à dire, noter toutes les questions qu’on se pose au quotidien, et en faire un titre. Ce qui permet de pondre énormément de titres par jour !

« Seras-tu là à 19 heures, pour le rôti ? », « Tu me manques sans toi », « Sauve moi, j’ai perdu mes clefs » » ; « Où es-tu ? », qui porte sur l’absurdité des conversations au portable : « Où es-tu je ne te vois pas ? Ah, ça y est je te vois... »; La prochaine fois que t’es en retard, je ne t’attends plus ( là, ça fait 2 les titres : Tome I , « La prochaine fois », et celui du TOME II : « Je ne t’attends plus ») , « Depuis mon rhume, je reste sans voix », « Depuis toi, j’ai pris le bus », « Si je t’aime moi non plus », etc, etc..

Quand on pense qu’en permanence 1200 auteurs scénaristes travaillent à écrire du Lévy et Musso, enfermés dans une cave payés au SMIC et qu’en réalité, ces 2 mecs qui n’en sont qu’un n’existent pas, je me dis « Et si c’était vrai… »

jeudi 4 juin 2009

Titre en cours de travail. Suggestion non définitive et provisoire pour le moment (en attendant) : la procrastination

La procrastination est d’abord un très beau mot. PROCRASTINATION. Qui contient le mot crasse, c’est peut-être pour ça que je l’aime bien d’ailleurs.

ProCRASSEtination ou l’art de remettre à demain ce qu’on peut faire aujourd’hui. De TOUJOURS remettre à demain ce qu’on DOIT faire aujourd’hui, plus exactement. Puis de culpabiliser, TOUJOURS.

Bon, par exemple, je ne remets jamais ma déclaration d’impôts avant la VEILLE du dernier jour. Histoire de stresser un peu. Pfffffffff, après, j’ai l’impression d’être une héroïne, je me chope une dose de bonheur extrême quand je mets ma petite enveloppe dans la boîte aux lettres jaune ! Ahhhhhhhhh ! Et je me sens fière pour toute la journée…après avoir passé deux mois de calvaire, à me répéter chaque jour que dieu, ou quelqu’un d’autre d’ailleurs, fait :

IL FAUT QUE JE M’OCCUPE DE MA DECLARATION D’IMPOTS !!!
IL FAUT QUE JE M’OCCUPE DE MA DECLARATION D’IMPOTS !!!
IL FAUT QUE JE M’OCCUPE DE MA DECLARATION D’IMPOTS !!!
Enfin bon, je m’arrête là. Je pense que vous m’avez compris.

Et en plus, c’est insupportable.

Mais c’est INSUPPORTABLE cette voix dans ma tête là, qui me lâche pas. Il faut gnagnagnagna. Alors qu’elle le sait pourtant, la voix, qu’il est hors de question que je le fasse avant que ce soit une situation de nécessité extrême. C’est fou ça !

Bon autre exemple : Je NE PAIE JAMAIS mon abonnement internet avant qu’on ne me menace par texto de couper ma ligne. Oui, 9 télécom m’écrit à moi, personnellement, et m’envoie même des textos pour être sûr que je vais bien recevoir son message. Parce qu’il ne voudrait surtout pas me perdre, ni me faire interdit bancaire pour 30€, 9 télécom ! Il est sympa 9 télécom. Brave mec. Bon, vous vous demanderez certainement pourquoi je paie encore ma facture au mois ? Et bien tout simplement parce que je me dis chaque fois, « le mois prochain, je m’occupe d’envoyer mon RIB, c’est promis »… et que je ne le fais jamais.

Mais comme je me sens bien quand j’ai payé en ligne ma facture 2 jours après le tout dernier avertissement !! Le bonheur. La sérénité chèrement gagnée. La paie en somme.

Et j'en passe pour les rendez-vous chez les médecins...conversations infinies avec mes copines.

Mes copains, eux, me disent :
- Tu postes pas assez souvent sur ton blog, tu devrais écrire plus.
- Ca peut-être court. C’est bien court. Pas la peine d’être long. Tu vois... plus comme ton dernier texte.
- Ah, il était bon ton dernier texte ! Très drôle !
- Tu vois, et moins long que d’hab.
- En gros, d’hab, c’est ...
- Bref, fais court et fais drôle surtout.
- Ah ouai, il était drôle le dernier ! Et plus court !
- Tu vois, pas la peine de faire long !

Enfin, ça quand ils ne me disent pas :
- Dis donc, tu parles pas de moi dans ton blog. Quand est-ce que tu vas parler de moi ??? Je vois jamais mon prénom dans ton blog. GUILLAUME ! C’est facile ! GUILLAUME !

Bref, ceux qui ne s’appellent pas Guillaume me disent :
- Poste plus !!
- Faut y aller là !
- T’écris pas beaucoup hein ?

Et bien, j’y pense TOUS les jours, qu’il faudrait que je poste tous les jours. Il n’y a pas un jour que dieu fait, ou quelqu’un d’autre d’ailleurs, durant lequel je ne me dis pas : il faut que j’écrive plus…Allez 3 pages de roman et un texte pour mon blog par jour…Mais j’y arrive pas…
Ben oui, il suffit que mon téléphone sonne, que je me rende compte que j’ai pas lu Libé en ligne aujourd’hui, ou pire Elle, ou que j’ai oublié d’aller sur facebook depuis 32 minutes, ou que j’ai pas lu Twitter depuis 29 minutes, ou…

Ah … téléphone …

….Je terminerai ce texte … demain ?